Approche préventive par l'alimentation et les habitudes de vie

Archives de la catégorie « Habitudes alimentaires »

Chocolat noir—aliment coup de coeur!

Cultivé depuis plus de 3 000 ans, le chocolat marie bien le plaisir et la santé. À condition, bien sûr, d’être du « vrai » chocolat, c’est-à-dire, du chocolat pur, noir, dense et délicieux (contenant 70 % et plus de cacao).

Les vertus du chocolat sont nombreuses et ne cessent de se multiplier au fil des études. On le sait bon pour le moral, regorgeant de flavonoïdes (antioxydants), en plus d’être une bonne source de magnésium.

Certaines études ont démontré que son activité antioxydante dépasse celle du thé vert et du vin rouge. Son rôle est également reconnu dans la prévention des maladies cardiovasculaires et inflammatoires.

Une nouvelle étude par des chercheurs britanniques du Cough Clinic de l’Université d’Hull suggère même qu’une substance présente dans le chocolat (la théobromine) permettrait d’apaiser les toux persistantes ! La théobromine est présente à hauteur de 450mg pour 100 g de chocolat noir contre moins de 200 mg pour 100 g de chocolat au lait.

Conseil : Même si le chocolat noir présente des atouts pour la santé, il ne faut pas en abuser, car il est hautement calorique. Il peut mener à la prise de poids et avoir des effets indésirables sur le cholestérol. Consommez le chocolat, oui, mais avec modération. Un petit carré par jour (environ 20 grammes) suffit pour les bienfaits à votre santé générale. Si vous n’aimez pas le goût du chocolat noir, allez-y progressivement. Vous pouvez acheter du chocolat qui contient moins de 50 % de cacao et habituer votre palais jusqu’à ce que vous aimiez le chocolat 70 % et plus.

Mon grain de sel : Le chocolat offre beaucoup de bonheur à nos papilles gustatives. Il demeure tout de même une « gourmandise » à déguster à petites doses. Le chocolat noir, pauvre en sucre et riches en substances qui appuient la santé, est le seul chocolat à mettre au menu santé. Idéal pour un petit coup d’énergie ! Si vous offrez des chocolats à des gens de votre entourage, faites un bon choix en leur offrant du « vrai chocolat ».

Fr.news.yahoo.com (Le chocolat noir, un remède insolite contre la toux)

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Fibres et constipation : quel est le lien ?

La santé intestinale est importante et préoccupante pour beaucoup de gens. La constipation, entre autres, est une affection fréquente dans la population, particulièrement chez les femmes (en période de grossesse, par exemple) et les personnes âgées. Les enfants peuvent également souffrir de constipation.

Des questions se posent alors quant à la fréquence du problème, la motilité (le transport des aliments dans l’intestin), la consommation irrégulière de fibres, l’équilibre des bactéries, les maladies inflammatoires de l’intestin, la surabondance des toxines dans le système gastro-intestinal, enfin bref, la santé intestinale est une cause d’ennui qui mérite votre attention.

L’apport en fibres est important, et à cet effet, la consigne générale est de consommer suffisamment de grains entiers et de fruits et légumes pour obtenir la portion idéale de fibres chaque jour.

Mais selon la diététicienne canadienne Leslie Beck, la plupart des gens ne consomment pas assez de fibres, et parfois, ne consomment pas les types de fibres qui conviennent le mieux à la santé de l’intestin.

Les femmes âgées de 19 à 25 ans ont besoin de 25 grammes de fibre par jour, alors que les femmes âgées de plus de 50 ans ont besoin de 21 grammes de fibres par jour. Les hommes en général ont besoin de 30 grammes de fibres sur une base quotidienne.

Les fibres qui aident à prévenir la constipation sont les fibres de type « insoluble ». On retrouve ce genre de fibre dans le son de blé, les grains entiers, certains fruits et légumes, les noix et les graines. Les fibres insolubles retiennent l’eau dans l’intestin ce qui aide à prévenir les problèmes de constipation. Tout devient plus facile « à passer » avec les fibres insolubles !

Conseil : Attention aux fibres solubles ! Ceux-ci sont différents des fibres insolubles, et agissent différemment dans l’intestin. Ils peuvent parfois augmenter les troubles de constipation. Si vous souffrez de constipation sur une base régulière, considérez la prise de suppléments probiotiques ou mangez des yogourts qui contiennent des bactéries vivantes (probiotiques) pour aider à rétablir l’équilibre des bactéries dans l’intestin. Consultez en naturopathie ou parlez à votre pharmacien ou médecin pour obtenir un conseil.

Mon grain de sel : L’intestin préfère la régularité (sans jeu de mots !). Le fait de manger des portions raisonnables à des horaires réguliers aide l’intestin à mieux fonctionner. N’oubliez pas de boire une bonne quantité d’eau tous les jours, et particulièrement, au moment où vous mangez vos fibres insolubles. Rappelez-vous que les fibres ont besoin d’eau !

http://www.globeandmail.com

MISE EN GARDE : médicaments et pamplemousse

«Prendre un comprimé avec un verre de jus de pamplemousse peut devenir l’équivalent de 20 comprimés pris avec un verre d’eau» —David Bailey, CBC news, novembre 2012

Il y a une vingtaine d’années, le chercheur David Bailey a établi un lien dangereux entre certains médicaments (notamment certains «statins») et le pamplemousse. L’interaction du pamplemousse (et aussi des citrons verts et des oranges amères de type Seville) avec certains médicaments peut entrainer des troubles médicaux très graves.

L’Association médicale canadienne vient de publier les résultats de travaux récents, qui, non seulement, réitèrent l’aspect dangereux de certains agrumes, dont le pamplemousse, mais la liste de médicaments seraient encore plus longue que prévue à l’origine. Il est maintenant question d’une interaction potentiellement dangereuse avec 85 différents médicaments. Voir liste.

Plusieurs de ces médicaments sont des produits prescrits dans la vie de tous les jours, mais les chercheurs estiment que les médecins et leurs patients ne sont pas suffisamment informés, et par conséquent, trop de gens sont dangereusement à risque (hémorragie du système digestif, troubles rénaux, problèmes de respiration).

Le danger posé par le pamplemousse vient du fait que quand il est mélangé à certains médicaments, il bloque le fonctionnement d’une enzyme qui d’ordinaire permet l’assimilation des produits médicaux. Et de fait, le médicament pénètre sans être transformé dans le système sanguin, ce qui peut entraîner des surdoses toxiques, et des effets secondaires graves, potentiellement mortels.

Conseil : Si vous êtes un consommateur de pamplemousse (d’oranges amères et de citrons verts également) et que vous êtes incertains du risque que vous courez à prendre certains de vos médicaments, communiquez avec votre médecin ou votre pharmacien pour être mieux renseignés. Ne risquez pas de développer des effets secondaires ! Soyez informés dès aujourd’hui !

Mon grain de sel : Même une consommation limitée de ces agrumes peut produire des effets indésirables. Si votre médicament figure sur la liste de mise en garde, il vaut mieux enrayer ces aliments de votre alimentation COMPLÈTEMENT.

http://www.ottawacitizen.com

Notre défense contre la démence ?

Des experts sur les questions de nutrition et de neurobiologie du cerveau ont publié un ouvrage récemment qui vise à aider la population à lutter contre la démence. Le livre numérique Mindfull offre des recommandations alimentaires « pour la santé de votre cerveau ».

L’une des auteures, la scientifique Carol Greenwood de l’Université de Toronto, estime que l’information sur la santé du cerveau doit être présentée dans un contexte qui puisse permettre aux gens d’incorporer les suggestions dans leurs habitudes quotidiennes. À cet effet, le livre présente une centaine de recettes mettant en vedette les aliments qui appuient la santé du cerveau. Plusieurs chefs bien connus ont été invités à soumettre ou créer une recette pour le livre.

Selon la Société canadienne de l’Alzheimer, 60 % des diagnostics de cette maladie sont attribuables  aux mauvais choix alimentaires, à un style de vie trop sédentaire et à l’absence de stimulation cognitive.

Conseil : Tôt ou tard, nous devons tous envisager de préparer notre vieillissement et notre retraite vers une autre étape de la vie. La préparation de la retraite se fait sur le plan financier et psychologique, mais aussi sur le plan de la santé physique et intellectuelle. Bougez votre corps. Bougez vos neurones.

Mon grain de sel : Un déclin cognitif, telle la démence, est souvent associé à d’autres facteurs de risque, dont l’hypercholestérolémie, l’obésité, l’hypertension et le diabète de type 2. L’approche alimentaire proposée pour la santé du cerveau appuie la santé de tous les systèmes et organes du corps humain. L’alimentation et le style de vie sont des atouts gagnants pour une meilleure santé, et une longévité agréable et heureuse.

Le livre numérique Mindfull est disponible sur différents sites web.

Référence : http://www.ottawacitizen.com (Boost brain health with facts, recipes, lifestyle tips in e-cookbook ‘Mindfull’)

Boissons sucrées et risque de cancer du pancréas

Dans une émission récente à la télévision américaine (novembre 2012) qui était consacrée à la prévention de certains cancers, le Dr Oz a recommandé à ses auditeurs de réduire leur consommation de boissons sucrées (genre colas) à une seule consommation par semaine. Maximum !

Pourquoi ?

À cause du lien étroit qui existerait entre la consommation de boissons sucrées et le risque accru de développer un cancer du pancréas.

Dr Oz a fondé sa recommandation à partir des résultats d’une étude américaine publiée en 2010 dans la revue Cancer Epidemiology, Biomarkers and Prevention. L’étude en question a été baptisée le Singapore Chinese Health Study. À l’époque, les auteurs de cette recherche avaient étudié des données concernant la consommation de boissons sucrées de dizaines de milliers de participants.

En effet, les chercheurs avaient suivi le régime alimentaire, l’activité physique, l’évolution démographique et la santé de 63 000 Singapouriens d’origine chinoise pendant 14 ans. Ils ont découvert que le risque de cancer du pancréas était plus élevé chez ceux qui consommaient chaque jour au moins deux boissons contenant du sucre ajouté. La consommation de 2 boissons sucrées par jour augmentait le risque de développer un cancer du pancréas de 87 % !

Cette étude n’avait cependant découvert aucun lien entre la consommation de jus de fruits et le cancer du pancréas.

Conseil : Même si vous mettez en doute les résultats des études, errez toujours du côté de la prudence et de prévention en matière de santé. Tout ce qui peut réduire votre risque de développer un cancer du pancréas vaut la peine d’être mis en pratique. Moins de 5 % des gens survivent à ce type de cancer. Il s’agit d’un cancer qui ne pardonne pas…

Mon grain de sel : Outre le cancer du pancréas, plusieurs maladies ou conditions chroniques dont le diabète, les maladies cardiovasculaires, l’obésité et les maladies inflammatoires, sont associées à une (sur)consommation de sucre. Le sucre ne contient AUCUN nutriment. Souvenez-vous en !

http://voices.washingtonpost.com

http://www.doctoroz.com

Réduire les risques de cancer de l’estomac chez les femmes

Une étude menée en Espagne par le Catalan Institute of Oncology a été publiée récemment dans le American Journal of Clinical Nutrition. L’étude suggère que les flavonoïdes, des substances que l’on retrouve dans les plantes, peuvent réduire le risque de cancer de l’estomac chez les femmes.

Lorsque les femmes consomment ces substances, leur risque de contracter le cancer de l’estomac diminue, jusqu’à 50 % (selon le volume de flavonoïdes consommé). Les flavonoïdes se retrouvent naturellement dans les fruits, les légumes, les grains entiers, les noix, les légumineuses, le thé (en particulier le thé vert), le chocolat noir et le vin.

Les auteurs de l’étude précisent que pour profiter de l’effet réducteur sur le cancer de l’estomac, les femmes doivent non seulement bien s’alimenter en flavonoïdes, mais elles doivent également  modérer leur consommation de viande rouge et de produits de viande usinés. De plus, comme pour tous les problèmes de santé chronique, la réduction des risques de cancer passe par la pratique de saines habitudes de vie (ne pas fumer, boire de l’alcool en modération, ne pas faire d’embonpoint, etc.).

Selon l’auteur de l’étude, Raul Zamora-Ros, les recherches démontrent de plus en plus clairement que les flavonoïdes protègent contre le cancer en général, mais peu d’entre elles s’étaient jusqu’ici penchées sur le cancer de l’estomac. Pourtant, ce cancer est le 4e cancer le plus répandu, et le 2e cancer le plus mortel.

Les 500 000 participants à l’étude étaient âgés de 35 à 70 ans, et ont été suivis pendant 11 ans. L’étude n’a pas démontré un même effet protecteur contre le cancer de l’estomac chez les hommes qui consommaient des flavonoïdes. Les auteurs suggèrent que cette différence pourrait s’expliquer par l’hygiène de vie des hommes qui est différente de celle des femmes à certains égards (par exemple, une consommation de tabac et d’alcool plus élevée chez les hommes).

Les chercheurs suggèrent aux femmes de consommer 580 mg de flavonoïdes par jour afin d’obtenir un effet protecteur de 51 % contre le cancer de l’estomac.

Conseil :  Il est plutôt facile de s’alimenter en flavonoïdes étant donné la variété et disponibilité des aliments qui en contiennent, mais il faut être consistants. Pour avoir un effet protecteur contre le cancer, il ne s’agit pas de manger des fruits, légumes, grains entiers, etc. une fois de temps à autre, mais bien d’en manger TOUS LES JOURS.

Mon grain de sel : Beaucoup de gens se font des « à croire »* au sujet de leur qualité et variété alimentaire. Pendant au moins une semaine, notez tout ce que vous mangez pour vous assurer que ce que vous « croyez » consommer et ce que vous consommez en réalité soit bien synchronisé. Il vous sera plus facile d’ajuster votre portion quotidienne de flavonoïdes si vous avez l’heure juste sur le contenu de votre assiette.

*Se faire des à croire est une ancienne expression canadienne-française utilisée par nos ancêtres. Cela signifie « se duper soi-même ».

http://www.ottawacitizen.com (Plant compounds tied to less stomach cancer in women: study)

Du thé vert pour la santé des femmes !

Une étude canadienne s’est intéressée aux vertus du thé vert pour la santé des femmes. Pendant une décennie, les chercheurs ont suivi 69 000 femmes chinoises. Ils ont publié récemment leurs résultats dans la revue American Journal of Clinical Nutrition.

En bref, les femmes qui boivent du thé vert au moins trois fois par semaine voient leur risque de cancer du système digestif réduit de 14 % et leur risque de cancer du côlon réduit de 29 %.

Une cause à effet directe ne peut jamais être établie dans ce genre d’étude, mais l’auteur de l’étude Wei Zheng et son équipe sont confiants quant aux effets anticancer du thé vert sur les cellules humaines. Comparativement au thé noir, le thé vert est un thé qui n’a pas subi d’oxydation. Il est donc plus riche en antioxydants (bons pour la santé), et revêt des propriétés anticancérigènes.

Conseil : Si vous aimez le goût du thé vert, il y a peu de risque à l’ajouter à votre régime alimentaire en modération, et certainement des bénéfices, car de plus en plus d’études cliniques vantent ses mérites pour la santé. Par contre, soyez conscientes Mesdames que le fait de boire du thé vert n’est pas suffisant en soi pour prévenir le cancer. Le contenu de votre assiette, une gestion efficace du stress quotidien et une bonne hygiène de vie font partie de votre boîte à outils pour réduire vos risques de cancer.

Mon grain de sel : On pense, souvent à tort, que le cancer le plus mortel pour les femmes est le cancer du sein, car celui-ci est répandu et la plupart des femmes connaissent au moins une femme qui a eu le cancer du sein. Par contre, le cancer le plus mortel pour les femmes demeure le cancer du poumon. Selon le Dr Scott Laurie, oncologue à l’Hôpital d’Ottawa, il meurt plus de femmes chaque année du cancer du poumon que des cancers du sein et des ovaires combinés. Soyons vigilantes…

Référence : http://www.ottawacitizen.com (The real killer of women’s cancers et Green tea drinkers show lower risk of cancer: study).

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