Approche préventive par l'alimentation et les habitudes de vie

Archives de novembre, 2012

MISE EN GARDE : médicaments et pamplemousse

«Prendre un comprimé avec un verre de jus de pamplemousse peut devenir l’équivalent de 20 comprimés pris avec un verre d’eau» —David Bailey, CBC news, novembre 2012

Il y a une vingtaine d’années, le chercheur David Bailey a établi un lien dangereux entre certains médicaments (notamment certains «statins») et le pamplemousse. L’interaction du pamplemousse (et aussi des citrons verts et des oranges amères de type Seville) avec certains médicaments peut entrainer des troubles médicaux très graves.

L’Association médicale canadienne vient de publier les résultats de travaux récents, qui, non seulement, réitèrent l’aspect dangereux de certains agrumes, dont le pamplemousse, mais la liste de médicaments seraient encore plus longue que prévue à l’origine. Il est maintenant question d’une interaction potentiellement dangereuse avec 85 différents médicaments. Voir liste.

Plusieurs de ces médicaments sont des produits prescrits dans la vie de tous les jours, mais les chercheurs estiment que les médecins et leurs patients ne sont pas suffisamment informés, et par conséquent, trop de gens sont dangereusement à risque (hémorragie du système digestif, troubles rénaux, problèmes de respiration).

Le danger posé par le pamplemousse vient du fait que quand il est mélangé à certains médicaments, il bloque le fonctionnement d’une enzyme qui d’ordinaire permet l’assimilation des produits médicaux. Et de fait, le médicament pénètre sans être transformé dans le système sanguin, ce qui peut entraîner des surdoses toxiques, et des effets secondaires graves, potentiellement mortels.

Conseil : Si vous êtes un consommateur de pamplemousse (d’oranges amères et de citrons verts également) et que vous êtes incertains du risque que vous courez à prendre certains de vos médicaments, communiquez avec votre médecin ou votre pharmacien pour être mieux renseignés. Ne risquez pas de développer des effets secondaires ! Soyez informés dès aujourd’hui !

Mon grain de sel : Même une consommation limitée de ces agrumes peut produire des effets indésirables. Si votre médicament figure sur la liste de mise en garde, il vaut mieux enrayer ces aliments de votre alimentation COMPLÈTEMENT.

http://www.ottawacitizen.com

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Carrefour Santé : 23 et 24 novembre 2012

Avis aux personnes intéressées, le livre Santé vous bien : un jour à la fois sera en vente les 23 et 24 novembre 2012 au Carrefour Santé qui aura lieu au Centre des congrès d’Ottawa, au 55 promenade du Colonel-By.

Une portion des profits des ventes pendant ces deux journées sera versée à la Banque alimentaire du Centre des ressources communautaires d’Orléans-Cumberland.

Venez nous voir en grand nombre !

Pour plus d’information, visitez le http://www.carrefoursante.org

La résilience au stress—plier sans casser

Avez-vous déjà vécu une situation de stress extrême? Si oui, comment avez-vous géré ce défi?

Sinon, peut-être connaissez-vous une personne qui, non seulement, a-t-elle survécu à un traumatisme, mais elle l’a peut-être surmonté avec sérénité et optimisme ? Qu’avez-vous appris d’elle?

Les désastres de la nature, la violence et les agressions, les conflits dans les familles et entre les pays, l’intimidation au quotidien, les maladies chroniques qui génèrent de la douleur continue, les accidents de la route, les deuils… Le stress nous entoure, et parfois, nous étouffe. Comment s’en sortir plus fort, plus déterminé, et mieux outillé?

Une réponse possible — la résilience.

Selon Steven Southwick et Dennis Charney, les auteurs du tout nouveau livre Resilience : The Science of Mastering Life’s Greatest Challenges, notre capacité individuelle à gérer le stress est plutôt une question d’apprentissage et d’habitudes de vie, que de génétique et d’hérédité. En d’autres mots, la résilience au stress, c’est quelque chose qui s’apprend !

Les auteurs estiment qu’il est possible d’être résilient dans certains aspects de notre vie, tout en étant plus fragile dans d’autres aspects. Ainsi, un même individu peut être résilient dans sa vie professionnelle, mais de tendance plus fragile dans sa vie personnelle. De plus, la résilience au stress se modifierait au fil des années, et selon les phases de notre vie. La résilience n’est pas une chose statique; elle évolue. Nous évoluons avec elle.

Quelques aspects à retenir du livre :

  • Jusqu’à 90 % d’entre nous allons vivre au moins un traumatisme au cours de notre vie.
  • Notre réseau social et affectif a une valeur inestimable dans notre réaction et gestion du stress. Nous avons besoin l’un de l’autre, et encore plus, en période de grand stress.
  • La forme physique appuie la forme émotionnelle; un esprit sain est indissociable d’un corps sain.
  • L’optimisme est le pessimisme sont des habitudes de vie; l’optimisme réaliste est un l’un des points forts dans la personnalité des personnes qui sont résilientes — elles perçoivent très bien le côté négatif des choses ou des événements, mais elles ne sont pas immobilisées par les problèmes. Au contraire, elles s’en trouvent motivées.
  • Il est important de maintenir notre résilience « en forme » en se donnant des défis à relever étape par étape sur une base régulière (apprendre une nouvelle langue ou un instrument de musique, pratiquer une activité qui sort de nos sentiers battus, etc.). La croissance et la résilience sont  des éléments qui sont faits pour s’entendre. Soyons des apprenants à vie.

http://www.theglobeandmail.com (You can do it : Coping with extreme stress is a learned skill, researchers say)

Notre défense contre la démence ?

Des experts sur les questions de nutrition et de neurobiologie du cerveau ont publié un ouvrage récemment qui vise à aider la population à lutter contre la démence. Le livre numérique Mindfull offre des recommandations alimentaires « pour la santé de votre cerveau ».

L’une des auteures, la scientifique Carol Greenwood de l’Université de Toronto, estime que l’information sur la santé du cerveau doit être présentée dans un contexte qui puisse permettre aux gens d’incorporer les suggestions dans leurs habitudes quotidiennes. À cet effet, le livre présente une centaine de recettes mettant en vedette les aliments qui appuient la santé du cerveau. Plusieurs chefs bien connus ont été invités à soumettre ou créer une recette pour le livre.

Selon la Société canadienne de l’Alzheimer, 60 % des diagnostics de cette maladie sont attribuables  aux mauvais choix alimentaires, à un style de vie trop sédentaire et à l’absence de stimulation cognitive.

Conseil : Tôt ou tard, nous devons tous envisager de préparer notre vieillissement et notre retraite vers une autre étape de la vie. La préparation de la retraite se fait sur le plan financier et psychologique, mais aussi sur le plan de la santé physique et intellectuelle. Bougez votre corps. Bougez vos neurones.

Mon grain de sel : Un déclin cognitif, telle la démence, est souvent associé à d’autres facteurs de risque, dont l’hypercholestérolémie, l’obésité, l’hypertension et le diabète de type 2. L’approche alimentaire proposée pour la santé du cerveau appuie la santé de tous les systèmes et organes du corps humain. L’alimentation et le style de vie sont des atouts gagnants pour une meilleure santé, et une longévité agréable et heureuse.

Le livre numérique Mindfull est disponible sur différents sites web.

Référence : http://www.ottawacitizen.com (Boost brain health with facts, recipes, lifestyle tips in e-cookbook ‘Mindfull’)

Boissons sucrées et risque de cancer du pancréas

Dans une émission récente à la télévision américaine (novembre 2012) qui était consacrée à la prévention de certains cancers, le Dr Oz a recommandé à ses auditeurs de réduire leur consommation de boissons sucrées (genre colas) à une seule consommation par semaine. Maximum !

Pourquoi ?

À cause du lien étroit qui existerait entre la consommation de boissons sucrées et le risque accru de développer un cancer du pancréas.

Dr Oz a fondé sa recommandation à partir des résultats d’une étude américaine publiée en 2010 dans la revue Cancer Epidemiology, Biomarkers and Prevention. L’étude en question a été baptisée le Singapore Chinese Health Study. À l’époque, les auteurs de cette recherche avaient étudié des données concernant la consommation de boissons sucrées de dizaines de milliers de participants.

En effet, les chercheurs avaient suivi le régime alimentaire, l’activité physique, l’évolution démographique et la santé de 63 000 Singapouriens d’origine chinoise pendant 14 ans. Ils ont découvert que le risque de cancer du pancréas était plus élevé chez ceux qui consommaient chaque jour au moins deux boissons contenant du sucre ajouté. La consommation de 2 boissons sucrées par jour augmentait le risque de développer un cancer du pancréas de 87 % !

Cette étude n’avait cependant découvert aucun lien entre la consommation de jus de fruits et le cancer du pancréas.

Conseil : Même si vous mettez en doute les résultats des études, errez toujours du côté de la prudence et de prévention en matière de santé. Tout ce qui peut réduire votre risque de développer un cancer du pancréas vaut la peine d’être mis en pratique. Moins de 5 % des gens survivent à ce type de cancer. Il s’agit d’un cancer qui ne pardonne pas…

Mon grain de sel : Outre le cancer du pancréas, plusieurs maladies ou conditions chroniques dont le diabète, les maladies cardiovasculaires, l’obésité et les maladies inflammatoires, sont associées à une (sur)consommation de sucre. Le sucre ne contient AUCUN nutriment. Souvenez-vous en !

http://voices.washingtonpost.com

http://www.doctoroz.com

Entrevue : Santé vous bien

Avis aux personnes intéressées habitant dans la région d’Ottawa.

Jeannine Ouellette est l’invitée de Diane Desaulniers dans le cadre de l’émission D’une page à l’autre (dédiée aux auteurs de la région), pour y présenter son livre Santé vous bien : un jour à  la fois.

L’émission originale : 2 novembre à 10 h 30, en reprise les 3, 4, 7 et 8 novembre 2012. Visitez le site de Télévision Rogers (câble 23) pour connaître la case horaire, ou pour vous procurer le DVD. http://www.tvrogers.com

Jour de la vitamine D

  • De plus en plus d’organismes, d’associations et de gouvernements déclarent le 2 novembre comme étant le Jour de la vitamine D.
  • Le but de cette journée est de sensibiliser les gens aux risques et conséquences sur la santé d’une déficience en vitamine D, et de les inciter à faire mesurer leur taux sanguin de vitamine D.
  • Discutez avec votre médecin de famille afin de déterminer s’il est important ou nécessaire pour vous de vous approvisionner en vitamine D, surtout pendant la saison hivernale.
  • La majorité des gens en Amérique du Nord sont déficients en vitamine D.

La recommandation de Santé Canada

Santé Canada recommande des apports quotidiens de 200 à 600 UI de vitamine D, selon l’âge.

Selon Santé Canada, la vitamine D «est un nutriment qui aide l’organisme à utiliser le calcium et le phosphore pour former et maintenir des os et des dents solides. Sa particularité est qu’elle peut être synthétisée par l’organisme à la suite d’une exposition aux rayons ultraviolets du soleil. Une carence en vitamine D peut abaisser les taux de calcium et de phosphore dans le sang. Le calcium migre alors des os pour aller stabiliser les taux de calcium sanguin, ce qui peut causer le rachitisme chez l’enfant et l’ostéomalacie (amollissement des os) ou l’ostéoporose (fragilisation des os) chez les adultes. Par ailleurs, un excès de vitamine D peut entraîner le dépôt d’une quantité excessive de calcium dans l’organisme et causer ainsi une calcification des reins et d’autres tissus mous, notamment du cœur, des poumons et des vaisseaux sanguins».

Référence : http://www.hc-sc.gc.ca

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