Approche préventive par l'alimentation et les habitudes de vie

Archives de octobre, 2012

Réduire les risques de cancer de l’estomac chez les femmes

Une étude menée en Espagne par le Catalan Institute of Oncology a été publiée récemment dans le American Journal of Clinical Nutrition. L’étude suggère que les flavonoïdes, des substances que l’on retrouve dans les plantes, peuvent réduire le risque de cancer de l’estomac chez les femmes.

Lorsque les femmes consomment ces substances, leur risque de contracter le cancer de l’estomac diminue, jusqu’à 50 % (selon le volume de flavonoïdes consommé). Les flavonoïdes se retrouvent naturellement dans les fruits, les légumes, les grains entiers, les noix, les légumineuses, le thé (en particulier le thé vert), le chocolat noir et le vin.

Les auteurs de l’étude précisent que pour profiter de l’effet réducteur sur le cancer de l’estomac, les femmes doivent non seulement bien s’alimenter en flavonoïdes, mais elles doivent également  modérer leur consommation de viande rouge et de produits de viande usinés. De plus, comme pour tous les problèmes de santé chronique, la réduction des risques de cancer passe par la pratique de saines habitudes de vie (ne pas fumer, boire de l’alcool en modération, ne pas faire d’embonpoint, etc.).

Selon l’auteur de l’étude, Raul Zamora-Ros, les recherches démontrent de plus en plus clairement que les flavonoïdes protègent contre le cancer en général, mais peu d’entre elles s’étaient jusqu’ici penchées sur le cancer de l’estomac. Pourtant, ce cancer est le 4e cancer le plus répandu, et le 2e cancer le plus mortel.

Les 500 000 participants à l’étude étaient âgés de 35 à 70 ans, et ont été suivis pendant 11 ans. L’étude n’a pas démontré un même effet protecteur contre le cancer de l’estomac chez les hommes qui consommaient des flavonoïdes. Les auteurs suggèrent que cette différence pourrait s’expliquer par l’hygiène de vie des hommes qui est différente de celle des femmes à certains égards (par exemple, une consommation de tabac et d’alcool plus élevée chez les hommes).

Les chercheurs suggèrent aux femmes de consommer 580 mg de flavonoïdes par jour afin d’obtenir un effet protecteur de 51 % contre le cancer de l’estomac.

Conseil :  Il est plutôt facile de s’alimenter en flavonoïdes étant donné la variété et disponibilité des aliments qui en contiennent, mais il faut être consistants. Pour avoir un effet protecteur contre le cancer, il ne s’agit pas de manger des fruits, légumes, grains entiers, etc. une fois de temps à autre, mais bien d’en manger TOUS LES JOURS.

Mon grain de sel : Beaucoup de gens se font des « à croire »* au sujet de leur qualité et variété alimentaire. Pendant au moins une semaine, notez tout ce que vous mangez pour vous assurer que ce que vous « croyez » consommer et ce que vous consommez en réalité soit bien synchronisé. Il vous sera plus facile d’ajuster votre portion quotidienne de flavonoïdes si vous avez l’heure juste sur le contenu de votre assiette.

*Se faire des à croire est une ancienne expression canadienne-française utilisée par nos ancêtres. Cela signifie « se duper soi-même ».

http://www.ottawacitizen.com (Plant compounds tied to less stomach cancer in women: study)

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Du thé vert pour la santé des femmes !

Une étude canadienne s’est intéressée aux vertus du thé vert pour la santé des femmes. Pendant une décennie, les chercheurs ont suivi 69 000 femmes chinoises. Ils ont publié récemment leurs résultats dans la revue American Journal of Clinical Nutrition.

En bref, les femmes qui boivent du thé vert au moins trois fois par semaine voient leur risque de cancer du système digestif réduit de 14 % et leur risque de cancer du côlon réduit de 29 %.

Une cause à effet directe ne peut jamais être établie dans ce genre d’étude, mais l’auteur de l’étude Wei Zheng et son équipe sont confiants quant aux effets anticancer du thé vert sur les cellules humaines. Comparativement au thé noir, le thé vert est un thé qui n’a pas subi d’oxydation. Il est donc plus riche en antioxydants (bons pour la santé), et revêt des propriétés anticancérigènes.

Conseil : Si vous aimez le goût du thé vert, il y a peu de risque à l’ajouter à votre régime alimentaire en modération, et certainement des bénéfices, car de plus en plus d’études cliniques vantent ses mérites pour la santé. Par contre, soyez conscientes Mesdames que le fait de boire du thé vert n’est pas suffisant en soi pour prévenir le cancer. Le contenu de votre assiette, une gestion efficace du stress quotidien et une bonne hygiène de vie font partie de votre boîte à outils pour réduire vos risques de cancer.

Mon grain de sel : On pense, souvent à tort, que le cancer le plus mortel pour les femmes est le cancer du sein, car celui-ci est répandu et la plupart des femmes connaissent au moins une femme qui a eu le cancer du sein. Par contre, le cancer le plus mortel pour les femmes demeure le cancer du poumon. Selon le Dr Scott Laurie, oncologue à l’Hôpital d’Ottawa, il meurt plus de femmes chaque année du cancer du poumon que des cancers du sein et des ovaires combinés. Soyons vigilantes…

Référence : http://www.ottawacitizen.com (The real killer of women’s cancers et Green tea drinkers show lower risk of cancer: study).

La nouvelle campagne des médecins de l’Ontario pour contrer l’obésité

En date du 23 octobre 2012, les médecins ontariens ont lancé un appel au gouvernement provincial, aux entreprises et à l’ensemble de la communauté. Par une nouvelle campagne de sensibilisation, ils souhaitent ralentir, voire mettre fin à l’épidémie d’obésité qui assaille la société ontarienne et canadienne.

S’inspirant de la stratégie de marketing antitabac, les médecins demandent que des avertissements soient dorénavant bien en vue sur les aliments qui sont considérés « mauvais pour la santé ».

Ainsi, des aliments faibles en valeur nutritionnelle et élevés en calories tels les boissons gazeuses, les frites, les jus de fruits et même le lait au chocolat, comporteraient un avertissement à même l’emballage.

Les jus de fruits et le lait au chocolat sont inclus dans les aliments qui peuvent être néfastes pour la santé, car leur teneur en sucre est très élevée. À titre d’exemple, un jus de fruits peut contenir de 10 à 12 cuillères à café de sucre, et devrait donc faire l’objet d’une consommation limitée. Or, de nos jours, les jus de fruits sont surconsommés par les enfants et les adolescents qui en boivent des quantités importantes sur une base quotidienne. Trop de sucre !

Les médecins proposent également que la malbouffe soit davantage taxée que les aliments santé. Ils demandent aussi que des restrictions soient imposées sur la vente de malbouffe dans les endroits récréatifs fréquentés par les jeunes.

La Ontario Medical Association estime que 31,5 % des enfants et des adolescents sont obèses ou en situation de surpoids. Ils soulignent que le pourcentage ne cesse d’augmenter de décennie en décennie. Étant donné leurs habitudes alimentaires et leurs habitudes de vie, les jeunes sont en voie de développer des maladies telles le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires et certains cancers à des âges de plus en plus précoces.

Conseil : N’attendez pas les nouveaux emballages pour faire de meilleurs choix alimentaires pour vous et votre famille. Commencez tout de suite !

Mon grain de sel : La plupart d’entre nous ont pris de « mauvais plis » dans nos habitudes de vie et nos façons de manger, et ce, depuis l’enfance. À l’âge adulte, il nous faut trouver la volonté de faire ce qu’il faut pour améliorer notre santé et celle de notre famille. Oui, la tâche est grande, mais vous en valez la peine, non?

http://www.ottawacitizen.com (Ontario docs launch assault on obesity, urging tobacco-like warnings on bad food)

Profil santé de la poire

Il y a de nombreuses variétés de poires sur le marché, plus de 3 000 sortes ayant été répertoriées jusqu’à ce jour. Elles sont pour la plupart riches en eau (85%), ce qui les rend particulièrement désaltérantes. La poire contient une bonne quantité de minéraux, d’oligo-éléments, de fibres et de vitamines (C, B, et carotène). Elle est riche en potassium, en calcium et en magnésium, et une bonne source d’acide folique. Dans son Odyssée, le poète grec Homère aurait décrit la poire comme étant le fruit des dieux

Ce délice rempli d’antioxydants se mange cru ou cuit, dans des plats sucrés, mais également salés. Il y a des variétés de poires d’été, d’automne et d’hiver selon les continents et la culture. Les poires continuent de mûrir après la cueillette donc elles peuvent être achetées vertes pour les déguster quelques jours plus tard. Si au contraire, la poire est déjà mûre au moment de l’achat, empressez-vous de la manger, car sa chaire trop mûre perdra vite sa contenance, et brunira sous vos yeux. Un peu de jus de citron sur une poire coupée peut aider à conserver sa belle couleur, mais ne la faites pas languir trop longtemps…

Vous pouvez la croquer bien fraiche, l’intégrer à à vos salades, la sauter à la poêle, la pocher à la vanille, la parfumer à là à la cannelle ou l’arroser d’un chocolat noir fondu — la poire délectera votre palais du matin au soir.

Utilisation de la poire au menu de votre journée :

À la suggestion des chefs dans un article publié sur http://www.destinationsante.com — La poire, c’est de la tendresse dans l’assiette.

  • Au petit-déjeuner, la poire dans un smoothie  au cassis (chef Laurence Benedetti)
  • Au déjeuner, la poire dans un plat gratiné au roquefort (chef Laurence Benedetti)
  • À l’heure du goûter, la poire avec du miel et des épices (chef Armand Arnal) ou avec du chocolat (chef Laurence Benedetti)
  • À l’heure du dessert, la poire en papillote croustillante avec une crème amande (Chef Paul Blouet)

Journée internationale du lavage des mains

UN RAPPEL IMPORTANT

Le 15 octobre est la journée dédiée internationalement au lavage des mains. Cette journée sert de rappel voulant que l’hygiène des mains est bien trop souvent délaissée. Pourtant, ce petit geste est essentiel à notre santé individuelle et collective !

«Une poignée de main, un éternuement, une porte d’entrée, une main courante dans les transports en commun, … Les virus et bactéries sont partout, le risque de contracter une maladie virale par ces biais est très important et nous y sommes quotidiennement confrontés. Un chiffre interpellant : les mains transportent 80% des germes causant les infections. La solution la plus efficace pour contrer ce risque est l’hygiène des mains. » Source : http://www.rtl.be

Femmes: aimez votre cœur !

Les maladies cardiovasculaires (crise cardiaque, athérosclérose, accidents vasculaires cérébraux) sont la première cause de décès parmi les femmes canadiennes. Les femmes ont plus de chance de mourir d’une maladie cardiovasculaire que de toute autre maladie, y compris le cancer du sein.

Et pourtant, beaucoup de femmes ignorent encore leurs facteurs de risque. Par conséquent, elles ne prennent pas toujours les mesures nécessaires pour gérer leurs risques réels de maladies du cœur. Dans les pays industrialisés comme le Canada, les maladies cardiovasculaires tuent sept fois plus que le cancer du sein, et souvent, les femmes atteintes ont moins de 50 ans.

Les facteurs de risque incluent, entre autres, la ménopause, l’inactivité physique, le cholestérol, les triglycérides, le diabète, le tabagisme, l’excès de poids et  le manque de sommeil.

Les maladies cardiovasculaires tuent autant de femmes que d’hommes, mais les femmes ne sont pas nécessairement renseignées sur le fait que la maladie de cœur est leur première cause de mortalité. Elles croient souvent, à tort, que ce sont seulement ou surtout les hommes, qui sont victimes de problèmes cardiaques.

Conseil : Faites évoluer vos comportements face à votre santé. Examinez vos habitudes de vie et vos habitudes alimentaires. Quelles sont vos sphères de contrôle? Où pouvez-vous pratiquer des changements? Pouvez-vous commencer dès aujourd’hui? Quelle sera votre première étape?

Mon grain de sel : La plupart des gens n’aiment pas faire de changements à leurs habitudes de vie ou à leurs habitudes alimentaires. Ça leur paraît trop de travail, trop de temps, très ennuyeux ou si désagréable. La santé demande des efforts, c’est vrai! Mais la maladie en demande encore plus….Mettez les chances de votre côté en choisissant de cultiver la santé à tous les âges. Et à l’arrivée de la périménopause et de la ménopause, soyez encore plus vigilantes Mesdames !

http://www.phac-aspc.gc.ca

http://www.fr.news.yahoo.com (Maladies cardio-vasculaires: Les femmes touchées en plein cœur)

Comment définissez-vous la santé?

Qu’est-ce que la santé POUR VOUS?

Est-ce une question d’équilibre? Une sensation de bien-être? Un état de bonheur?

À la question «Suis-je en santé?», répondriez-vous par un oui sans aucune hésitation, ou par un «oui, mais…»? D’où provient le «mais»?

La définition de la santé mise au point par l’Organisme mondial de la santé (OMS) se présente comme suit : Un état de complet bien-être physique, mental et social ne consistant pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.

Hum. Une petite vingtaine de mots qui font réfléchir, non ?

D’abord, le mot «complet» suivi de l’inclusion des mots «mental» et «social», ainsi que  la notion que la santé ne se réduit pas qu’à l’absence de la maladie. Est-ce que votre définition de la santé inclut tant le physique que le mental que le social?

Des philosophes, ethnographes, écrivains et médecins se sont rencontrés lors de la récente Convention on Health Analysis and Management (CHAM) à Chamonix pour justement discuter des liens entre le bonheur, le bien-être et la santé.

Entre autres, le philosophe Luc Ferry soutient que le bien-être dépend du fait d’être bien dans notre corps et dans notre tête — deux éléments inséparables. La santé mentale et la santé physique sont des entités unies pour la vie.

La santé n’est pas un acquis. La joie n’est jamais permanente. Pour conserver l’une comme l’autre, il faut vivre chaque jour de notre vie en pratiquant des choix conscients. Notre corps physique réclame des nutriments de qualité, notre cœur a besoin d’amour, notre tête a besoin de sérénité… Le lien entre le bonheur et la santé semble être un lien tissé plutôt serré…

Il est vrai que la première richesse dans la vie est LA SANTÉ. Sans elle, le bien-être est compromis et le bonheur est ébranlé. Certaines personnes très malades sont tout de même heureuses, alors que d’autres personnes qui sont bien portantes sur le plan physique ne sont pas nécessairement des gens heureux.

Le bonheur est un puissant facteur de santé. La santé est un puissant facteur de bonheur.  Alors, comment définiriez-vous la santé?

http://www.destinationsante.com (Qualité de vie, santé : les Français broient du noir)

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