Approche préventive par l'alimentation et les habitudes de vie

Archives de mai, 2012

Esprit sain dans un corps sain : vous-y croyez?

  • Peut-on éviter d’être malade ?
  • Est-ce que l’esprit influence la santé ?
  • Si on a une maladie, peut-on la renverser, voire la guérir par la pensée ?

Chacun de nous avons un rapport personnel à notre santé, et par conséquent, à la maladie si un jour elle nous touche. Pour certains, si la maladie les frappe, ils estiment qu’il s’agit d’une situation hors de leur contrôle, alors que d’autres sont convaincus que leur attitude et le contenu de leur pensée influencent l’arrivée, sinon le cours de leur maladie. Et vous, est-ce que vous subissez la maladie ou est-ce que vous agissez face à elle ?

Le sujet est pour le moins interpellant quand on pense que 2 personnes sur 3 dans le monde croit au pouvoir de l’esprit sur le corps.

Même si la pensée à elle seule ne peut pas nous guérir de tous les maux, elle peut être notre alliée. Face à des troubles de santé, il n’y a certainement aucun mal à élargir les paramètres de nos réflexions et actions pour y inclure non seulement le physique, mais aussi l’émotionnel, le psychologique et le spirituel.  Aucun mal à reconnaître l’aspect intégré du corps et de l’esprit, et possiblement, beaucoup de bien même…

Des ouvrages tels When the Body Says No du Dr Gabor Maté ou Comment je me suis soigné par le rire de Norman Cousins, ou encore The Spiritual Anatomy of Emotion: How Feelings Link the Brain, the Body, and the Sixth Sense de Michael Jawer et Marc Micozzi sont quelques exemples probants qui explorent les liens entre le corps et l’esprit. Même lorsqu’on ne comprend pas les mécanismes de fonctionnement d’une chose, comme l’effet guérisseur de la pensée, est-ce que cela veut dire pour autant que cette chose n’est pas vraie ? À ce sujet, une anecdote intéressante portant sur Thomas Edison. Alors qu’il était sur son lit de fin de vie, il était entouré de ses étudiants qui lui ont demandé : Comment fonctionne l’électricité ? Sa réponse ?  Je n’en sais rien, mais elle est là, donc servez-vous en! On pourrait dire la même chose de l’effet de la pensée sur le corps. On ne peut pas expliquer comment ça fonctionne, mais devant le choix d’une pensée restauratrice et d’une pensée destructrice, le choix pour être en meilleure santé possible s’aligne du côté de la pensée restauratrice , non ?

Mon grain de sel : Ni notre corps, ni notre cerveau, ni notre âme ne sont des structures figées. La santé est elle aussi en évolution constante et peut être influencée et améliorée par une multitude de facteurs dont la pensée. Prenons garde, cependant, de ne pas verser dans la pensée magique. L’être humain est un organisme complexe en quête d’équilibre dans tous ses systèmes. Lorsque le corps ou l’esprit est habité par une maladie, un mal-être, un déséquilibre — il faut généralement aborder la guérison sur plusieurs plans. Pensez que l’on va guérir, certes, mais aussi agir.

Référence : http://sante.lefigaro.fr (Pour 39 % des Français, l’esprit influence la santé)

Ne buvez pas vos fruits !

Robert Lustig, spécialiste américain en obésité pédiatrique, a déclaré récemment qu’en matière de santé et d’obésité, les jus de fruits ne sont guère mieux que les boissons sucrées (les sodas). Sa déclaration en a surpris plusieurs dont des parents qui croyaient bien faire en offrant des jus de fruits à leurs enfants, et des écoles qui avaient remplacé leurs distributrices de sodas par des boissons de jus de fruits. Il est clair que le jus peut contenir des éléments nutritifs, mais sa teneur en sucre peut être aussi dommageable pour la santé que le sucre des sodas.

Le American Academy of Pediatrics avise les parents de limiter la consommation de jus à 4-6 onces par jour pour les enfants de moins de 6 ans, et à 8-12 onces pour les enfants âgés de 7 à 18 ans. Ils vont même jusqu’à suggérer que le jus de fruits n’est absolument pas nécessaire pour les enfants, qui devraient, en fait, manger un fruit plutôt que le boire. Les fibres contenues dans la pelure sont la clé nutritionnelle du fruit en général, le jus étant plutôt un agrément. De plus, le jus ne procure pas une sensation de plénitude, ce qui peut favoriser une surconsommation de jus. Les études démontrent de plus en plus clairement que les jus de fruits ont les mêmes effets néfastes sur la santé que les sodas à cause de leur teneur élevée en sucre !

Conseil : Un jus de fruit, même s’il est un jus de qualité, peut contenir beaucoup de sucre, parfois autant qu’une boisseau gazeuse. Lisez les étiquettes. Comparez. Choisissez les produits avec le moins de sucre possible et attention, car le sucre se cache sous bien des noms. Il n’y a pas qu’UN sucre, mais bien DES sucres. Sucre blanc, sucralose, sucre de canne, sucre en poudre, sucre glace, sirop de maïs, sirop d’agave, sirop d’érable, miel, sirop de malt, cassonade, sirop de riz brun, dextrose, fructose, maltodextrine, mélasse…………………

Mon grain de sel : Une consommation élevée de sucre est souvent liée à l’obésité, mais à d’autres troubles de santé également. Pensons à l’effet du sucre sur la santé dentaire et sur la santé du pancréas, ce qui dans un cas peut mener à des caries et, dans l’autre cas, au développement du diabète de type II. Le goût du sucre se développe pendant l’enfance. Habituez vos enfants dès un très jeune âge à manger des fruits complets et à boire de l’eau pure et simple. Ces bonnes habitudes les suivront tout au long de leur vie.

Référence : http://www.ottawacitizen.com (Fruit juice targeted in the war on obesity)

 

En finir avec l’obsession du poids !

Les médecins canadiens ont lancé un débat au sein de la revue officielle du Collège des médecins de famille du Canada. Ainsi, plusieurs articles sont parus dans le Canadian Family Physician pour y discuter de traitements de l’obésité, de résultats, de bénéfices et même des effets négatifs sur les personnes obèses de continuellement se faire rappeler à l’ordre pour la perte de poids.

Selon les médecins, la plupart des patients n’atteignent pas leur but de perdre du poids, ou si oui, ils n’arrivent pas à maintenir leur nouveau poids santé. Ils précisent également que les effets à long terme des traitements visant la perte de poids demeurent une source de controverse. Plusieurs médicaments qui visaient la perte de poids ont également été retirés du marché à cause de leurs effets secondaires dangereux. De plus en plus de médecins parlent maintenant d’un échec du système médical en matière de traitement de l’obésité.

Les médecins suggèrent…

  • Que le surpoids ne correspond pas nécessairement et automatiquement à des problèmes de santé, mais que chez les personnes dont l’indice de masse corporelle est plus élevé que 30, 80 % d’entre eux ont des problèmes de santé reliés à leur poids.
  • Que l’obésité endommage la santé et coûte des sommes faramineuses à la société.
  • Que la prévention des problèmes liés au surpoids et à l’obésité doit commencer dès l’enfance.
  • Que des facteurs sociaux, environnementaux et génétiques participent aux problèmes de l’obésité, d’où la difficulté d’effectuer un changement d’envergure et durable.
  • Qu’il vaut mieux aider les patients à s’occuper de leur santé plutôt que de cibler seulement leur poids, en les encourageant à adopter de meilleures habitudes de vie (alimentation équilibrée, activité physique).
  • Que le jugement n’aide pas les patients à prendre leur santé, ou leur poids en main; la stratégie d’aide doit être ancrée dans l’empathie.

Mon grain de sel : Il y a maintenant plus de gens obèses ou en surpoids que de gens qui ont un poids santé ou « normal » au Canada. Si vous faites partie des 59% de Canadiens qui souffrent de surpoids, discutez avec votre médecin d’une stratégie pour prévenir les maladies souvent reliées au surpoids (maladies cardiovasculaires, diabète). Et surtout, formez un partenariat avec votre médecin et autres intervenants en santé pour viser la meilleure santé physique et métabolique possible pour vous. La santé ne se réduit pas à un chiffre sur le pèse-personne, mais sachez que si vous êtes en surpoids, même une réduction de 10% de votre poids peut faire une différence dans votre état de santé.

Référence : http://www.ottawacitizen.com (Treatment of obesity is a failure)

La santé passe par le bol alimentaire

En mai 2012, le Conference Board of Canada a publié un rapport de 72 pages intitulé Improving Health Outcomes : the Role of Food in Addressing Chronic Diseases. Le rapport examine la relation entre les aliments, la santé et les maladies chroniques, plus particulièrement, la maladie cardiovasculaire, le cancer et le diabète. Les traitements pour ces trois maladies combinées ont coûté 47 milliards de dollars aux Canadiens en 2011. Ce n’est pas peu dire…

À partir de données recueillies par Statistique Canada et Santé Canada, l’auteur principal du rapport, Daniel Munro, stipule qu’au cours des derniers vingt ans, les adultes ont réduit leur apport en mauvais gras et augmenté leur consommation de fruits et de légumes, mais que dans l’ensemble, les quelques changements alimentaires pratiqués par les Canadiens sont nettement insuffisants pour ralentir, voire prévenir, le développement des maladies chroniques liées à l’alimentation.

La situation est encore plus grave chez les enfants pour qui les habitudes alimentaires se sont détériorées depuis quelques décennies, les mettant à risque de développer des maladies chroniques à un plus jeune âge que les générations précédentes.

Conseil : Choisissez la santé. Les changements alimentaires peuvent vous paraître difficiles à mettre en oeuvre, mais la maladie chronique est encore plus pénible à vivre. Vous avez les outils pour prévenir ou renverser la situation sous la main : votre panier d’épicerie ET votre assiette.  La science est claire à l’effet que l’alimentation est un incontournable pour la santé.  D’ailleurs, Hippocrate, le père de la médecine, le disait déjà en l’an 460 av. J.-C — Que ton alimentation soit ta première médecine. Suivons son conseil !

Mon grain de sel : Même lorsque la maladie n’est pas « directement » reliée aux habitudes alimentaires, le fait de choisir des aliments santé ne peut qu’améliorer l’état de santé dans lequel on se trouve, peu importe la sévérité ou la précarité des symptômes. Moins de sucre (ou pas de sucre du tout !), moins de mauvais gras, moins de sel, des portions convenables, de la variété, une bonne qualité… Chacun de nous peut faire mieux. N’attendons surtout pas d’être malades.

Référence : http://www.conferenceboard.ca

A, B, C ou D ? Quelle est la note du Canada dans le domaine de la santé ?

Selon le Conference Board du Canada, d’ici 2036, la proportion de Canadiens âgés de plus de 65 ans sera presque deux fois plus élevée qu’en 2009. Avec le vieillissement de la population et la hausse des taux d’obésité, le Canada sera de plus en plus confronté au fardeau croissant des maladies chroniques, comme le diabète, les maladies cardiovasculaires et le cancer. La prévention demeure l’outil par excellence pour réduire la charge de ce fardeau. Le vieillissement de la population est inévitable, mais les taux d’obésité sont gérables à l’échelle individuelle.

Dix-sept pays ont fait partie du Bilan Santé du Conference Board en 2012. Parmi ceux-ci, seulement trois pays ont obtenu une note « A », soit le Japon en première position, la Suisse, en deuxième, et l’Italie en troisième. Viennent ensuite les 7 pays qui ont obtenu une note « B » dont, en ordre décroissant — la Norvège, la Finlande, la Suède, la France, l’Australie, l’Allemagne, et finalement, le Canada en 10e place.

Par la suite, quatre pays ont obtenu une note « C » soit les Pays-Bas, la Belgique, l’Autriche et le Royaume-Uni. Et les trois derniers pays de la liste ayant obtenu une note « D » sont l’Irlande, le Danemark, et en 17e position, les États-Unis.

Mon grain de sel : On peut faire mieux ! Le Canada ne se retrouve pas en fin de liste, mais notre résultat pourrait être grandement amélioré. Si chacun de nous mettons l’épaule à la roue, on peut changer notre avenir, et celui de nos proches, en réduisant nos facteurs de risque et, du même coup, le développement des maladies chroniques liées au style style de vie et aux habitudes alimentaires.

Quelques actions à prendre :

  • Se renseigner pour mieux comprendre le fonctionnement de notre corps, de nos organes et systèmes.
  • Être très honnête quant aux habitudes de vie qui nuisent présentement à notre santé.
  • Accepter de faire des changements et y aller en douceur pour se donner le temps de s’habituer.
  • Reconnaître que tout ce que ça prend pour commencer à bâtir une meilleure santé est la volonté d’un seul changement.  Une chose à la fois et on y arrive.
  • Parler à nos enfants de la valeur des aliments, la qualité des protéines et des bons gras, et l’importance des fibres pour la santé. Être un exemple par nos choix.
  • Être conscient de l’impact du stress chronique sur notre santé physique et mentale.
  • Poser des questions à notre médecin et aux intervenants en santé  pour obtenir les conseils nécessaires qui nous mettront sur la route d’une meilleure santé.

Référence : http://www.conferenceboard.ca/

Manger à contretemps est mauvais pour la santé

On pourrait penser que l’habileté de manger les bonnes choses au bon moment serait un acte instinctif et naturel et pourtant, tel n’est pas le cas selon le professeur Jean-Marie Bourre, membre de l’Académie de médecine en France, qui est spécialiste en neurotoxicologie et neuro-pharmaco-nutrition. La plupart d’entre nous ne connaissons pas les besoins physiologiques et nutritionnels de notre corps et, conséquemment, ne mangeons pas en fonction de combler les besoins réels de notre organisme en développement.

Posons-nous la question franchement : Qui d’entre nous mangeons réellement avec conscience spirituelle (gratitude, appréciation, dégustation) et connaissance scientifique  (valeur nutritive, effet de l’aliment, biochimie alimentaire)?

Et pourtant, l’importance de manger « correctement » a une portée significative sur notre santé à long terme !

Pour mieux comprendre…

Il semblerait que notre organisme exige une alimentation appropriée à chaque stage de son développement. Par exemple, le fœtus a besoin d’oméga-3 et de folates, mais il faut que ceux-ci soient déjà présents dans les tissus de la mère avant même que le besoin du fœtus ne se manifeste. Sinon, le défaut causé par la carence peut être difficile à corriger et suivre l’enfant toute sa vie.

Autre exemple : On change de squelette trois fois dans une vie, mais le pic de minéralisation est atteint vers 20 ans. Compte tenu de cette réalité, il n’est pas étonnant que la vitamine D, le calcium, des protéines de qualité et l’exercice physique soient particulièrement indispensables à l’adolescence. Jetez un coup d’oeil à l’assiette typique de votre ado ? Hum…

Qu’en est-il des cellules musculaires et des neurones ? Toujours selon le Dr Bourre, non seulement ces cellules ne se renouvellent pas ou très peu, mais elles peuvent mourir irrémédiablement faute d’une alimentation adéquate ! Ce genre d’information scientifique remet les choses en perspective et élargit la réponse à la question «À quoi servent nos repas ?». Ils servent à  satisfaire notre faim et à nous rassasier, certes, mais aussi, surtout, ils servent à nous donner nos nutriments POUR VIVRE.

Conseil : Si vous mangez trop vite, vous n’envoyez pas le bon message à votre cerveau et vous ne faites pas une faveur à votre estomac. Si vous mangez trop lentement, vous risquez de couper votre appétit. Si vous ne mangez pas correctement, vous privez vos tissus des éléments dont ils ont besoin pour se développer, se régénérer, se réparer. Vous invitez des troubles de santé. Trouvez le juste milieu. Choisissez les bons aliments. Prenez le temps de mastiquez pour mieux assimiler les nutriments et bien les digérer. Pratiquez l’art de manger avec conscience. Votre corps vous dira merci. 

http://fr.news.yahoo.com

Trois mythes sur les aliments qui font mincir ou grossir

Beaucoup de gens en situation de surpoids cherchent la réponse à deux questions :

  • Quels sont les aliments qui font mincir ?
  • Quels sont les aliments qui font grossir ?

Autour de ces deux questions se greffent des dizaines de réponses selon l’auteur, l’étude, le spécialiste ou le fabriquant de produits consulté. Qui croire ? Une chose est certaine, personne ne détient la solution miracle à la réduction de poids, mais voici quelques mythes (et réalités !) concernant certains aliments qui font souvent les manchettes.

Mythe : Tous les féculents sont mauvais et font engraisser. Il est préférable de les éviter.

Réalité : Les féculents ont une place dans notre alimentation car ils apportent de l’énergie et des nutriments en plus de calmer notre faim. Ainsi, les pains, les pâtes, les pommes de terres, le riz, les haricots secs et les légumineuses ne sont pas des aliments à proscrire. Regardez plutôt la taille de la portion que vous mangez, la méthode de cuisson que vous utilisez pour les apprêter et l’apport calorique des sauces qui les accompagnent très souvent ! Certains pains sont riches en fibres et en protéine. Il s’agit de faire de bons choix.

Mythe : Tous les gras sont mauvais et font engraisser. Il est préférable de les éviter.

Réalité : Il est vrai que toutes les huiles ont la même valeur calorique, soit 9 calories par gramme. Mais, tous les gras ne sont pas égaux ! L’huile d’olive, par exemple, est une huile qui a des qualités nutritionnelles. Elle est riche en acide oléique, ce qui aide à diminuer le mauvais cholestérol. Elle contient également des substances anti-oxydantes, soit les polyphénols, qui ont un effet protecteur pour le cœur. Notre organisme a besoin de « bons gras » pour être en santé. Éliminez les gras transformés et de mauvaise qualité, mais conservez les bons gras dans votre alimentation quotidienne. Privilégiez les avocats, les noix, les huiles de qualité, certains poissons…

Mythe : L’eau fait maigrir. L’eau fait grossir. Je dois en boire plus. Je dois en boire moins.

Réalité : L’eau est absolument vitale à la santé générale, mais elle ne fait ni maigrir ni grossir.  Il est vrai que de boire un verre d’eau avant un repas peut vous aider à mieux contrôler le volume de nourriture que vous allez consommer. Lorsque vous avez une fringale, qui, en fait, n’est pas toujours une vraie faim mais bien une « fausse faim » (appétit vs faim), un verre d’eau citronnée peut être très utile. Mais l’eau, essentiellement, contribue à l’ensemble des activités métaboliques et physiologiques de votre corps, et vous permet d’éliminer les déchets et toxines de votre organisme. Certaines personnes boivent trop d’eau, d’autres pas assez. Demandez conseil auprès de votre médecin ou naturopathe si vous êtes incertain.

Mon grain de sel : Bien plus que les féculents, les huiles ou le volume d’eau consommé, ce qui nuit à la santé, c’est le grignotage (les sucreries! les gras trans!), les mauvais choix alimentaires ou la taille des portions. L’objectif d’amincissement devrait être un objectif « noble », c’est-à-dire qu’il devrait viser d’abord et surtout l’amélioration globale de notre état de santé, de notre qualité de vie et de notre longévité. Fixez votre objectif d’amincissement dans une vision à plus long terme — un poids santé pour la Vie avec un V majuscule !

Les jeunes qui développent des «maladies de vieux»

Une étude québécoise publiée en 2011, et menée auprès de 500 jeunes adultes, a montré un début d’athérosclérose (accumulation de mauvais gras dans les artères) chez la moitié d’entre eux. La situation n’est guère mieux dans d’autres provinces ou pays. Une réalité inquiétante…

Selon le Dr Éric Larose, cardiologue à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie du Québec, beaucoup de jeunes adultes âgés entre 18 et 35 ans sont à risque de développer des problèmes liés aux maladies cardiovasculaires. Qu’est-ce qui les met à risque ?

  • D’abord, leurs habitudes de vie et leurs habitudes alimentaires.
  • Ensuite, le fait qu’ils ne sont pas conscients que ces habitudes sont en train de préparer un terrain dangereux pour les maladies du cœur à un âge de plus en plus jeune.

Le Dr Larose précise que l’obésité est un grave problème chez les jeunes, mais même chez les personnes plus minces, leur risque de maladie cardiaque augmente si elles ont du gras sur l’abdomen. L’étude conclut que la graisse accumulée aux « mauvais endroits », notamment sur l’abdomen, entoure les organes et devient un prédicteur clinique puissant pour la maladie précoce.

Avis aux jeunes adultes : Mettez toutes les chances de votre côté pour ne pas développer des maladies qui apparaissent normalement après la cinquantaine (comme le diabète ou la maladie de cœur). Même si vous croyez être en bonne santé, l’apparence peut être trompeuse. Discutez avec vos parents, vos professeurs et votre médecin pour mieux comprendre comment « bâtir une meilleure santé » pour la vie.

Mon grain de sel : Une étude menée aux États-Unis a dévoilé que des autopsies pratiquées sur des jeunes tués à la guerre ou dans des accidents de la route, ont révélé que 80 % d’entre eux avaient déjà des « artères malades ». Que vous ayez 15 ans, 20 ans ou 25 ans, gérez vos facteurs de risque pour rester en bonne santé très longtemps. Branchez-vous sur la prévention ! Occupez-vous de vos activités physiques, de vos choix alimentaires, de votre gestion du stress. Ne fumez pas. Modérez votre consommation d’alcool et de sucre. Pensez santé à plus long terme.

Le cœur des femmes : êtes-vous 1 de 3 ?

Mesdames, seriez-vous surprises d’apprendre que :

  • les maladies du cœur représentent la principale cause de décès chez les femmes de plus de 35 ans ?
  • les femmes ont dix fois plus de risque de mourir d’une maladie du cœur que de mourir de n’importe quelle autre maladie ?
  • les femmes de toutes les races et de tous les âges peuvent souffrir de maladies du cœur ?
  • chez les femmes, les facteurs de risque sont différents de ceux des hommes et les symptômes peuvent également être inhabituels ?
  • chez les femmes, le diabète augmente davantage les risques de crise cardiaque que chez les hommes ?

Selon l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa, 1 femme sur 3 sera touchée par les maladies du cœur au cours de sa vie. C’est pourquoi l’Institut a lancé une campagne de levée de fonds qui sera au service d’un centre d’excellence « virtuel » pour la santé cardiaque des femmes. Le centre virtuel vise à réduire les risques, améliorer les traitements et l’accès aux services, et surtout, soutenir les femmes dans leur projet de bâtir une meilleure santé cardiaque.

Conseil : Selon l’Institut de cardiologie, 90 % des maladies artérielles pourraient être prévenues. Prenez soin de votre cœur Mesdames ! Éliminez les facteurs de risque (obésité, tabagisme, inactivité physique, mauvais choix alimentaires, stress…). Les femmes sont dévouées à leurs familles et à leurs communautés, prennent soin de leurs enfants, petits-enfants, parents, conjoints — mais pour vivre longtemps et en santé, elles doivent s’assurer de faire elles-mêmes partie de leur « cercle de soins ». Selon les données de Santé Canada, deux femmes sur trois présentent un ou plusieurs facteurs de risque pour la santé cardiaque. Pensez à vous et à votre coeur. Entreprenez une démarche pour réduire vos facteurs de risque svp…Parlez à votre médecin.

Mon grain de sel : Beaucoup de femmes ne sont pas encore suffisamment conscientes de leurs facteurs de risque pour la maladie cardiaque et des nombreux moyens pour améliorer la santé de leur coeur. En tant que femme, nous devons savoir comment les maladies du cœur peuvent nous affecter, et comment les prévenir. Ces connaissances pourraient nous sauver la vie. Pour ne pas être 1 de 3….Agissons.

Références : Réseau canadien pour la santé des femmes, Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa.

Actions pour la santé — décoder et prévenir

Face à un défi de santé (perte d’autonomie, maladie chronique, diagnostic grave), l’être humain a essentiellement deux choix, ou bien sombrer dans le désespoir, ou bien entrer dans l’activisme. Que choisiriez-vous? En fait, votre façon d’être face aux difficultés de la vie dépend d’un ensemble de facteurs qui incluent votre personnalité, les circonstances particulières à votre situation personnelle, les gens qui vous accompagnent au moment du défi, votre aptitude à l’optimisme, les leçons tirées de votre expérience de vie jusqu’à maintenant — tous ces facteurs peuvent influencer votre démarche face à la maladie lorsque celle-ci bouleverse votre vie.

Il n’est pas toujours possible de prévenir la maladie, mais que peut-on faire pour ne pas multiplier les possibilités de tomber malade ou d’aggraver notre état si on est déjà dans un défi de santé ? Voilà la question à un million de dollars… Soyez conscients que vous avez deux outils à votre portée — le décodage du langage de vos symptômes et la prévention.

Le langage de vos symptômes : Peu importe le médecin, l’homéopathe, le naturopathe ou l’acuponcteur devant lequel vous allez vous présenter lorsque vous êtes malade, la discussion de votre état de santé passe nécessairement par la description de vos symptômes. Mais avant même que vous vous présentiez devant le « corps médical », votre corps était déjà en mode de communication avec vous-même. Il vous parlait par des symptômes que vous aviez peut-être ignorés, banalisés, négligés. Comme le disait le médecin David Servan-Schreiber, la personne qui vit les symptômes est, en fait, le premier corps médical consulté. Votre corps n’a pas mille moyens de communiquer un malaise; il parle par les symptômes. Un symptôme géré dès son apparition peut parfois faire en sorte que vous évitiez une détérioration de votre santé.

Conseil : Si le symptôme est chronique et constant, consultez. Si le symptôme est nouveau et aigu, consultez. Errez toujours du côté de la prudence. Soyez votre premier observateur et votre premier soignant.

La prévention : Nous avons parfois la critique facile à l’égard des médecins pour ce que l’on perçoit comme étant un manque d’engagement de leur part quant à la prévention de la maladie. Mais la prévention de la maladie concerne chacun de nous. La responsabilité première du médecin est de soigner, et celle du patient est de s’éduquer sur comment prévenir la maladie, ou à tout le moins, la ralentir et bien la gérer. La prévention passe par les choix alimentaires, la pratique d’activités physiques qui aident à bâtir la santé du corps et une volonté sans cesse renouvelée de créer un réseau social qui puisse nous soutenir dans notre bien-être psychologique et spirituel tout au long de notre vie.

Conseil : Intégrez la prévention dans votre vie de tous les jours. Soyez un partenaire avec les intervenants en santé. Apprenez à faire la différence entre des choix qui appuient votre santé et ceux qui y nuisent. Les symptômes sont des « petites alertes » qui nous guident. Recevez-les comme des invitations à la prévention.

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