Approche préventive par l'alimentation et les habitudes de vie

Le sucre est un poison pour notre corps. De plus en plus de médecins et experts en santé à l’échelle mondiale osent le dire. Le Dr Sanjay Gupta, correspondant médical de CNN, est un fervent défenseur de la santé et fait partie de ces gens qui s’acharnent à faire la promotion d’un régime de vie SANS SUCRE. Dr Gupta tout comme le Dr Mehmet Oz ou le Dr Richard Béliveau sont des médecins qui veulent renverser la vapeur et aider la population à faire un virage santé. Ils recommandent de privilégier les sucres naturels comme ceux dans les fruits frais, les dattes, les fruits séchés…

Selon le Dr Gupta, la consommation de sucre est liée à toutes les maladies, en passant par l’obésité jusqu’au cancer et aux maladies cardiovasculaires. Lorsqu’on pense au fait que les Américains consomment environ 60 kilos de sucre par année (soit 130 livres de sucre par personne), il ne faut pas s’étonner de l’état de santé précaire de sa population. Au Canada, les données indiquent que les Canadiens consomment en moyenne 26 cuillères à café de sucre par jour ! C’est beaucoup trop. Et les Français consomment en moyenne 9 aliments sucrés par jour. Ils sont passés de 1 kg de sucre par année au siècle dernier (par personne) à 35 kg de sucre chaque année par les temps qui courent… Comment s’en sortir ?

Le Dr Gupta propose 12 étapes pour briser la dépendance au sucre :

  1. Être bien renseigné sur les effets réels du sucre sur notre santé. Regarder la réalité des effets dévastateurs bien en face pour rester motivé. Ne pas entretenir d’illusions quant aux effets.
  2. Cesser de boire tout breuvage sucré incluant les boissons gazeuses et ne plus manger aucun bonbon. Ne plus avoir de friandises à la portée de la main chez soi.
  3. Ne pas acheter d’aliments en boîte, préparés, usinés car ils contiennent souvent des sommes importantes de sucre.
  4. Faire de bons choix au restaurant en sachant que le sucre (et les mauvais gras) se cachent dans beaucoup d’aliments comme les vinaigrettes ou les sauces.
  5. Bien s’alimenter en consommant des protéines de qualité et des portions généreuses de légumes.
  6. Relever le défi de « vivre sans aucun sucre » pendant 2 semaines. Une telle expérience reprogramme les papilles.
  7. Faire le virage à deux. Intéresser son conjoint, une amie ou un collègue à vivre l’expérience avec nous.
  8. Faire face à ses désirs insatiables pour certains aliments et consulter au besoin (naturopathe, diététicienne, nutritionniste, médecin, psychologue) pour faciliter la transition.
  9. Penser à autre chose que manger, manger, manger. Pour briser la dépendance aux aliments qui procurent un plaisir (comme le sucre), identifier d’autres plaisirs tout aussi grands que la bouffe !
  10. Apprécier les aliments sans sucre. Se donner la peine de préparer de belles et bonnes chose à manger pour ne pas se sentir privés.
  11. Se limiter à 2 cuillères à café de sucre par jour s’il n’est pas possible ou pensable pour nous de vivre 100 % sans sucre.
  12. Se voir comme étant un exemple pour les futures générations. Enseigner aux enfants qu’il est possible de bien vivre sans sucreries !

Pour lire un témoignage inspirant d’un lecteur qui a fait le virage vers une vie sans sucre, visitez le http://unebonnesante.wordpress.com/2012/02/02/le-sucre-esttoxique/#comments

S’il est une chose qui peut profondément changer une vie, c’est la méditation. Et voici pourquoi…

Le fait de méditer apporte des changements notables à la matière grise du cerveau. C’est ce que des neuroscientifiques ont pu observer après seulement 8 semaines de méditation quotidienne chez des gens qui, normalement, ne méditent jamais.

L’effet le plus remarquable de la méditation se présente dans la partie du cerveau qui gère l’anxiété, soit l’amygdale. La méditation a comme effet de réduire l’activité du cerveau dans cette région tout en augmentant le volume de la matière grise dans les régions du cerveau responsables de la régulation des émotions et de la prise de perspective. Imaginez votre vie si vous êtes moins anxieux face au quotidien — toute une différence pour la qualité de vos journées, n’est-ce pas ?

Selon Dee Willock, une auteure de Vancouver qui a écrit Falling Into Easy: Help For Those Who Can’t Meditate, les gens ont souvent peur de méditer car ils ont une idée fixe de ce qu’est la méditation, la pose à prendre, l’investissement de temps requis. Ils sont stressés à l’idée qu’ils doivent « vider le contenu » de leur pensée. Nul besoin de se compliquer la vie ! Pour les débutants, il suffit de s’abandonner au moment présent par la respiration consciente, l’écoute attentive du chant des oiseaux ou du vent dans les feuilles, en se laissant glisser dans un état de calme de plus en plus profond. Avec un peu de pratique, les pensées errantes, persistantes ou urgentes vont se faire plus discrètes et vous pourrez profiter d’un moment de calme neuronal. Ahhhhh…

Conseil : Comme toute pratique nouvelle, l’entraînement du cerveau par la méditation demande un peu de patience et de volonté. Parfois, le premier blocage est celui de s’accorder du temps pour méditer. À la manière de l’économiste canadien David Chilton, l’auteur du livre Wealthy Barber, qui suggère une stratégie financière où « on se paie en premier », (investir automatiquement 10 % de notre salaire avant de payer nos autres dépenses), la même logique s’applique au temps alloué à la méditation. L’énergie qu’on investit sur soi par la méditation tous les jours a un effet cumulatif dans notre cerveau. Même si on y passe seulement 15 minutes par jour, l’investissement va s’étendre, grandir, se développer…

Mon grain de sel : Je suis une nouvelle méditante ayant appris à méditer en 2010 à un moment de vie où je traversais une dure épreuve. Au rythme de ma pratique, il s’est opéré en moi une sorte de révolution intérieure où l’anxiété fit place à une sensation de paix profonde. J’ai découvert que la méditation est un outil de vie — et de survie — inestimable.

Le café est en train de refaire sa réputation. Alors que pendant des décennies, on a cru qu’il était mauvais pour la santé, voila que des données scientifiques plus récentes tracent un portrait nuancé de cette substance prisée par des amateurs de par le monde. En effet, même si la caféine en excès n’est pas recommandée, le café lui-même cacherait possiblement des vertus pour la santé, à condition de ne pas en abuser. Santé Canada recommande un maximum de 400 mg de caféine par jour, soit environ 3 tasses de café.

Dans l’édition du mois d’avril 2012 du American Journal of Clinical Nutrition, on y rapporte que le café ne nuit pas à la santé cardiaque tel qu’on l’avait cru auparavant. Ainsi, même si la caféine a tendance à faire monter la pression artérielle et le sucre sanguin, le café ne semble pas nuire outre mesure à la santé du cœur, ni même à la santé en général.

Pour le moment, les études n’indiquent pas que le café augmente les risques d’aucun cancer et certaines études démontrent même que le café aurait un effet bénéfique contre certaines maladies dont le Parkinson et les migraines.

Conseil : Au plan des breuvages les plus consommés au monde, le café arrive bon deuxième, l’eau demeurant le breuvage privilégié n°1 sur la planète. Si vous êtes accro du café, continuez à vous faire plaisir, mais ne négligez pas le bon vieux verre d’eau. L’eau pure et simple est un atout sans contredit pour votre santé. Et même si le café n’est pas aussi « malin » que l’on ne le croyait, on ne sait pas encore tout des effets de cette substance, alors errez du côté de la prudence, surtout si vous êtes diagnostiqué d’une maladie chronique comme le diabète ou la maladie cardiovasculaire, ou si vous êtes enceinte.

Mon grain de sel : Même si différentes études indiquent que l’on peut consommer de 4 à 6 tasses de café par jour (8 onces chacune) sans trop d’inconvénients à notre santé, souvenons-nous que nous avons chacun notre génétique à respecter. Ainsi, le métabolisme de la caféine sera différent pour chaque personne. Pour la personne qui métabolise la caféine plus lentement, il est possible que sa consommation doive se limiter à un seul café par jour pour freiner les effets néfastes du café sur sa santé. Soyez un amateur de café raisonnable et, surtout, soyez à l’écoute de votre corps. En étant à l’écoute, vous serez en mesure de déterminer les effets du café sur votre système. N.B. La caféine n’est pas que dans le café. Elle est dans le chocolat, dans des boissons gazeuses, et même dans des médicaments !

Faites-vous partie de ces gens qui ont tendance à voir le verre à moitié vide ou au contraire, voyez-vous le verre à moitié plein ? Votre vision du monde et votre perception des possibilités peuvent avoir un effet important sur votre état de santé.

Une équipe de chercheurs du Harvard School of Public Health s’est intéressée au lien qui existe entre la santé psychologique et la santé cardiovasculaire. De nombreuses études ont déjà démontré que le stress et la dépression pouvaient faire tort à la santé du cœur, mais qu’en est-il des émotions positives ? Ont-elle un effet inverse ?

Pour mieux répondre à cette questions, les chercheurs ont étudié les résultats de plus de 200 études pour saisir l’effet du bien-être psychologique (le bonheur) sur la santé du coeur. Leur conclusion ? Les gens qui se déclarent heureux, enthousiastes et qui voient la vie du bon côté ont moins de crises cardiaques et d’accidents cérébrovasculaires que ceux qui ont une attitude pessimiste et qui entretiennent des émotions négatives telles que l’hostilité, la colère, la méfiance ou la peur de l’avenir.

Les experts estiment que les gens qui composent bien avec le tourbillon de la vie sont plus résilients au stress et prennent mieux soin d’eux-mêmes en s’offrant des îlots de repos. Ils font preuve d’optimisme et se laissent guider par l’espoir d’une vie toujours meilleure. La tendance au bonheur est un facteur non négligeable pour la santé, réduisant de 50 % le risque de maladie cardiovasculaire en dépit de l’âge, du statut socioéconomique, du tabagisme ou du poids de l’individu !

Conseils pour vivre heureux

  • Riez souvent pour la santé de votre cœur, de votre corps et de votre âme (le rire contre les effets du stress quotidien).
  • Cultivez une vision élargie de la vie et de ce qui est possible (votre cerveau est allergique au mot « pas »; utilisez ce mot le moins souvent possible).
  • Soyez reconnaissants des petits plaisirs que la vie vous présente (il y en a toujours !)
  • Identifiez les moyens à votre portée pour augmenter votre sentiment de satisfaction personnelle (la possibilité de vous reconstruire vous appartient; à vous d’agir).
  • Concentrez sur vos forces personnelles pour les faire grandir (il est bon de connaître nos points à améliorer, mais il est encore meilleur pour la santé de connaître nos forces et nos qualités).
  • Accordez une importance tout aussi grande à votre santé mentale qu’à votre santé physique (les deux valsent ensemble).

Beaucoup de gens sont conscients que le sel a des effets bénéfiques à la santé, mais aussi des effets néfastes. Comment savoir si on consomme trop de sel ou juste assez pour l’équilibre de notre santé ? Sur le site internet de Santé Canada, on peut y lire les informations suivantes qui permettent de clarifier la situation :

“Le sodium est un nutriment présent dans le sel de table et d’autres aliments. Il sert à réguler les liquides corporels et la tension artérielle; il assure le bon fonctionnement des muscles et des nerfs. On estime à 1 500 mg par jour la quantité de sodium requise pour favoriser la santé chez l’adulte.

L’abus de sel peut entraîner une hypertension qui augmente le risque d’accident vasculaire cérébral, de maladie cardiaque ou rénale. La plupart des Canadiens consomment trop de sodium.”

Alors que veut dire « trop » ? Eh bien, le maximum de sodium qui devrait être consommé par un adulte par jour est 2 300 mg.  C’est un chiffre important à retenir si vous voulez maintenir une bonne santé. Pensez prévention.

Conseil : Apprenez à lire les étiquettes. Repérez le total de sodium par portion et assurez-vous de bien calculer votre moyenne de sel pour la journée. Habituez votre palais à d’autres goûts que le sel (fines herbes, épices, ail). Pour la santé, visez 1 500 mg de sodium par jour, mais discutez avec votre médecin de la portion idéale de sodium pour votre état de santé à vous.

Où se cache le sel ? Partout. Soyez vigilants et bien informés.

Si vous êtes incertains du montant de sel à consommer, demandez conseil à votre médecin, consultez une diététicienne ou une nutritionniste, visitez votre pharmacien, etc. Utilisez les ressources qui vous entourent pour vous aider à faire de bons choix pour votre santé. Voici quelques exemples qui risquent de vous surprendre pour le contenu en sodium. Vous verrez que le sel a l’addition facile ! À noter que le montant de sodium des aliments ci-dessous peut varier selon la marque.

  • Un hot-dog, 487 mg de sodium
  • Une tasse de soupe en conserve ou en sachet, 639 mg de sodium
  • Une tasse de craquelins, 508 mg de sodium
  • Une tranche de fromage américain, 300 mg de sodium
  • Une tasse de fromage cottage, 918 mg de sodium
  • Une tasse de sauce (gravy), 1 373 mg de sodium
  • 1 tasse de jus de tomates, 654 mg de sodium

À partir de données obtenues en 2005, l’Organisation Mondiale de la Santé estime que près de 1,6 milliards de personnes sur la planète sont en surpoids, ce qui correspond à un quart de la population mondiale ! L’OMS évalue que parmi ceux-ci, 400 millions sont obèses, et qu’en 2015, ils seront plus de 700 millions à souffrir d’obésité sur la planète.

L’obésité est considérée par les experts internationaux comme étant une épidémie qui laisse de nombreuses traces de souffrance par l’entremise de maladies graves, de réduction d’espérance de vie, de détresse psychologique et de difficultés relationnelles.

Une personne est généralement considérée en surpoids lorsque :

  • son tour de taille dépasse les normes établies pour la santé soit plus de 35 pouces pour les femmes (88 cm) et plus de 40 pouces  (102 cm) pour les hommes;
  • son indice de masse corporelle dépasse le maximum acceptable (maximum acceptable est 24,9);
  • la proportion de gras corporel par rapport au poids corporel s’élève à plus de  25%.

Le Canada par rapport au reste du monde

Selon des données compilées par le Daily Telegraph, 61% des Canadiens seraient en surpoids avant l’âge de 36 ans. Un sondage mené par le Canadian Health Measures a révélé que 26% des enfants âgés entre 6 et 11 ans sont ou bien en surpoids ou déjà obèses. Même scénario chez les adolescents… La situation est à ce point désolante que plusieurs enfants de la « génération Nintendo » ne pouvaient même pas compléter les activités qui permettaient de mesurer leur forme physique (par exemple, faire des redressements).

La situation n’est guère plus rose dans d’autres pays puisque l’Australie affiche un taux de surpoids de 63,7%, la Grande-Bretagne de 64,2%, le Mexique de 68,1% et les États-Unis de 70,8%.

Parmi les pays dont les résultats sont moins élevés que le Canada, on retrouve la France qui a un taux de surpoids de 50,7%, le Brésil de 51,7%, la Suède de 53,3% et la Finlande de 58%.

Les pays qui font exception en se situant aux deux extrêmes sont le Tonga qui affiche un taux de surpoids de 90,8% et le Nauru de 94,5%, alors que Le Zimbabwe et la Chine ont les taux de surpoids les plus faibles soit 25,5% et 24,5% respectivement.

Des chiffres qui parlent

  • Les Américains dépensent 142 milliards de dollars chaque année sur la « malbouffe » (fast food).
  • En Grande-Bretagne, les gens dépensent 75 millions sur une base annuelle pour des abonnements non utilisés dans les centres d’entraînement physique;
  • Le plat « national » le plus riche en calories au monde est la poutine. Une portion de frites, sauces et fromage contient jusqu’à 1 500 calories !

Conseil : Si vous faites partie des 1,6 milliards de gens qui sont en surpoids sur la planète, décidez maintenant de prendre votre santé en main. Demandez de l’aide. Développez une stratégie. Choisissez un petit changement et mettez le en place dès aujourd’hui. Soyez déterminés, honnêtes, compatissants à votre égard, mais insistants.

 

Mon dentiste a une affiche dans son bureau qui me fait toujours sourire : You don’t have to floss every teeth, just the ones you want to keep. Traduction libre — utilisez la soie dentaire seulement sur les dents que vous aimeriez conserver ! Et comme je voudrais les conserver toutes…

Saviez-vous que le fait de ne pas utiliser la soie dentaire risque non seulement d’engendrer des problèmes de santé buccale, mais peut contribuer à la maladie cardiovasculaire, à la pneumonie et même à la naissance de bébés à petit poids?

Selon le dentiste Bruce Ward, ancien président de la BC Dental Association, le lien qui unit les caries, la gingivite et le risque de maladie cardiaque ou pulmonaire est l’inflammation. L’inflammation provient de bactéries qui  se prolifèrent et abîment les tissus de soutien des dents. Par processus migratoire, ces bactéries peuvent atteindre d’autres parties du corps dont les poumons (augmente le risque de troubles respiratoires) et le cœur (augmente le risque d’athérosclérose).  Donc, information clé à retenir : moins d’inflammation = moins de douleur = moins de maladies buccales = moins de risques à la santé du cœur et des poumons.

Dr Ward estime que seulement 30 % de ses patients utilisent la soie dentaire sur une base régulière. En matière de santé buccale et de santé générale, un bon brossage de dents et l’utilisation de la soie dentaire quotidienne est essentielle puisque 80 % des caries se trouvent entre les dents !

Conseil : Examinez votre technique de brossage des dents car certains dentistes estiment que leurs patients ne se brossent pas les dents correctement, et du coup, 40 % de leurs dents sont à peine brossées ou pas du tout. Lors de votre prochaine visite chez l’hygiéniste dentaire, demandez-lui conseil. Quel type de brosse ? Combien de temps devez-vous brosser ? Quels sont les aliments qui posent un problème à la santé de vos dents ? Comment utiliser la soie dentaire pour maximiser son efficacité ? Comment savoir s’il reste de la plaque dentaire ou du tartre après le brossage ? Le soin des dents peut paraître banal, mais si vos techniques laissent à désirer, vous portez des risques à votre santé.

Mon grain de sel : Nos dents ont des ennemis. Il faut les connaître pour prévenir les conséquences de leurs « attaques ». Outre les techniques de nettoyage, pensez à votre alimentation et à vos habitudes de vie. Le sucre nourrit les bactéries buccales et les bactéries nourrissent l’inflammation. Cercle vicieux. La cigarette détériore la gencive et les tissus de soutien des dents, favorisant à long terme le déchaussement des dents (maladies parodontales). Le fait de fumer entraîne aussi une sécheresse buccale, ce qui peut favoriser les caries (à cause du manque de salive), une perte d’élasticité des muqueuses, une mauvaise haleine, et une perte du goût et de l’odorat.

Combien de calories devons-nous consommer par jour pour que notre corps obtienne tous les nutriments dont il a besoin ? La réponse à cette question n’est pas si simple. Tout dépend de notre âge, de notre niveau d’activité, de notre état de santé et de nos besoins caloriques particuliers selon si nous sommes un athlète, une femme enceinte, un malade en convalescence, un adolescent en développement ou une personne vieillissante. Mais en général, la plupart d’entre nous consommons entre 1 500 et 2 500 calories. Grosso modo.

Selon les auteurs Mira Calton et Jayson Calton qui viennent de publier un ouvrage intitulé Naked Calories, il faudrait, en fait, consommer 27 575 calories par jour pour combler tous nos besoins nutritionnels ! Ouf !

Pourquoi autant de calories ? En partie, parce que l’industrie alimentaire a dépouillé les aliments de leurs habits nutritionnels par la transformation du produit de base, ce qui fait que bien des calories que l’on mange sont « vides » (donc il faudrait en manger un plus grand volume pour obtenir une valeur nutritionnelle acceptable). On blanchit, on neutralise, on purifie, on raffine, on détruit à la haute température… Au bout du compte, que reste-t-il des nutriments présents dans l’aliment au départ ? Souvent très peu.

Les auteurs ont parcouru la planète pendant 6 ans pour y étudier les effets de la modernisation sur la nourriture. Ils citent en exemple que les sols où poussent les aliments ont été appauvris de leurs minéraux au cours des derniers 100 ans. Si les minéraux ne sont pas dans le sol, ils ne sont pas dans les aliments non plus. Les conséquences de la modernisation sur la santé et la nutrition posent plusieurs défis au maintien de la santé. Il faut en être conscient.

Conseil : La nourriture joue plusieurs rôles dans notre vie mais à prime abord, elle est un véhicule qui apporte des nutriments à notre corps. Soyez déterminés de faire compter au maximum les 2 000 calories que vous mangez tous les jours. Entre la calorie vide et celle qui est nutritive, optez pour le bon choix !

Mon grain de sel : Comme c’est souvent le cas pour plusieurs d’entre nous, ce sont des problèmes de santé graves qui bousculent nos habitudes alimentaires et nos habitudes de vie. Faites une grande place à la prévention. Aimeriez-vous apporter quelques améliorations à votre état de santé actuel ? Lesquelles ?  N’oubliez pas que le contenu de l’assiette est un déterminant de la santé. Mangez avec conscience.

Qu’avons-nous à apprendre de toutes les personnes centenaires sur la planète qui continuent à jouir de la vie et à profiter d’une bonne santé ? Qu’ont-elles à nous dire sur la préparation de notre vieillissement et sur les secrets de la longévité ?

Voilà déjà 10 ans depuis la publication du livre The Okinawa Program: How the World’s Longest-Lived People Achieve Everlasting Health–And How You Can Too. Et depuis, les chercheurs, les intervenants en santé et en nutrition, les personnes vieillissantes elles-mêmes — tous portent un regard intéressé sur les pratiques des « supercentenaires », car ils sont de plus en plus nombreux à dépasser le cap des 100 ans, voire des 110 ans. Est-ce que ces personnes ont été plus gâtées par la nature ? Ont-elles des personnalités plus fortes que les autres ? Est-ce que leur roseau plie sans casser ?

Le record mondial de la longévité est tenu par les gens qui habitent l’ïle d’Okinawa au Japon. Ils ont 80% de cancers et de maladies cardiovasculaires EN MOINS que les citoyens d’autres pays. Les clés de leur succès se trouvent dans une alimentation variée, peu calorique et riche en protecteurs antioxydants, une volonté à rester en mouvement, une perception positive du monde et de la vie, un engagement à gérer leur stress, à entretenir de solides réseaux de soutien social et à exprimer leur créativité.

Toute une leçon de vie, n’est-pas ? À nous d’apprendre…

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J’ai écouté une émission de télévision (Toute une histoire, TV5) qui mettait en vedette trois femmes âgées de plus de 100 ans. Voici les conseils que j’ai retenus de leurs propos :

  • Favoriser un régime alimentaire très simple
  • Bouger tous les jours (activité physique, entrainement, jardinage)
  • Boire peu ou pas d’alcool
  • Ne pas fumer
  • Avoir un sens de l’humour
  • Traverser des épreuves en conservant la force d’être gaie
  • Se soucier du bonheur des autres; être un exemple
  • Se rappeler les grands et bons souvenirs
  • Ne jamais perdre espoir, cultiver l’optimisme
  • Accepter les choses de la vie et voir ce qui est bon dans chaque défi, même les plus difficiles
  • Se donner des projets et croquer dans la vie; demeurer curieux et dynamique
  • Ne pas se plaindre, ni entretenir de pensées négatives
  • Pratiquer des rituels qui nous permettent de se recentrer sur soi (comme la méditation)
  • Trouver comment tuer l’ennui
  • Ne pas porter de jugement sur les autres
  • Se moquer du passé, toujours se tourner vers l’avenir
  • Quand la mort viendra, la prendre sans peur

Dans son livre intitulé Les légumes du Canada, l’auteur Derek B. Munro précise que l’asperge est cultivée dans plusieurs provinces canadiennes, mais c’est l’Ontario qui tient la palme d’honneur en produisant 70 % de la récolte au pays, viennent ensuite la Colombie-Britannique et le Québec. La saison des asperges approche à grands pas. Profitez de ce légume vert à haute densité nutritionnelle!

En effet, l’asperge est faible en calories tout en contribuant une belle gamme de nutriments à votre assiette dont, entre autres, de la vitamine C, de la provitamine A, du magnésium, du fer, du calcium, de l’acide folique, du phosphore et beaucoup de fibres. Grâce à sa teneur élevée en fibres, l’asperge favorise le bon fonctionnement des intestins étant donné la présence de pectines et de mucilages qui retiennent l’eau. La consommation d’asperges permet ainsi de remédier en douceur à une tendance à la constipation, sans risque d’irritation pour les muqueuses intestinales. Un atout pour votre santé intestinale !

L’asperge contient également des composés qui stimulent l’élimination rénale, donc elle a un effet diurétique plutôt marquée. Certaines personnes remarqueront une odeur caractéristique de leur urine suite à la consommation d’asperges; soyez sans inquiétude, car il s’agit tout simplement de la dégradation d’une substance soufrée présente naturellement dans l’asperge.

Conseil : Selon l’Encyclopédie canadienne, l’asperge était déjà cultivée il y a plus de 2000 ans comme aliment et à des fins médicinales. Si elle est consommée avant le repas, on lui attribue la capacité d’ouvrir et de rafraîchir le foie, la rate et les reins. Faites une place de choix à l’asperge, et encore plus lorsqu’elle est en saison. L’asperge est une bonne alliée de votre santé, à condition de ne pas l’ensevelir sous des sauces caloriques ! À cuire légèrement et de préférence, la consommer à l’intérieur des 24 heures qui suivent afin de conserver sa saveur (et ses bonnes propriétés).

Mon grain de sel : Avis aux femmes enceintes ou à celles qui prévoient le devenir, vous avez intérêt à manger des asperges car celles-ci sont riches en acide folique. Mise en garde aux personnes atteintes de la goutte — l’asperge contient des purines, ce qui peut nuire au fonctionnement des reins et apporter des aggravations. Consultez votre médecin, pharmacien, diététicienne, nutritionniste ou naturopathe pour obtenir un conseil.

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